La construction de Chicago au cours du XIXè siècle
Par : Anaïse
Développement de Chicago
Durant le premier tiers du XIXè, la ville de Chicago n’existe pas à proprement parler. C’est à la suite de traités que des peuplades amérindiennes cèdent le territoire qui deviendra la ville de Chicago à l’état de l’Illinois. C’est en 1833 qu’elle est fondée par une charte, et reçoit des subvention de l’état de l’Illinois pour aider à sa construction. Le fait que la région soit extrêmement marécageuse complique les choses, obligeant les constructions à être légerement surélevées. La ville connait un développement très rapide, notamment à cause de l’immigration en provenance de l’Europe. Des problèmes d’eau potable se posent, et la rivière qui se jette dans le lac Michigan doit être détournée pour préserver la qualité de l’eau de ce dernier. Pour ce faire, un canal est creusé qui rejoint le Mississipi. La voie qui longe le canal deviendra plus tard un des pôles d’attraction touristique de la ville.
En attendant, la ville croît, et de manière très rapide (elle est parfois qualifiée de ville champignon). En 1836, elle est desservie par une voie ferrée, puis devient rapidement un nœud de chemin de fer, ce qui va conditionner son organisation : autour du centre historique tourne le métro, c’est ce qu’on appelle le loop.
C’est initialement le lieux de résidences des populations aisées, mais face à la croissance de la villes, ces dernières préfèrent se mettre à l’écart, dans des cités jardins, à l’écart des nuisances industrielles. C’est le début de l’idéal du pavillon avec un jardin, encore très présent aujourd’hui aux Etats-Unis. Le centre ville devint alors un centre financier et centre des affaires, phénomène encore accentué par l’apparition des premier grattes ciels dans les années 1870.
Autour des deux lignes ferroviaires principales s’organisent toutes les activités industrielles, parce qu’elles dépendent entièrement du train pour tout ce qui est acheminement de matières premières et marchandises. La sidérurgie est le secteur principal de ces activités industrielles, grâce à la forte demande due à l’expansion des chemin de fer (besoin d’acier pour les rails), mais aussi à cause de l’incendie de 1871, qui détruisit un nombre important de bâtiments (en bois).
La reconstruction qui s’ensuivit fut à la fois une source de débouché pour l’industrie mais également l’occasion pour els architectes et urbanistes de repenser l’organisation de la ville. C’est la naissance de l’école de Chicago, mouvement architectural qui construisit les premiers grands immeubles, avec une structure métallique.
Le reste de la ville est composé de quartiers résidentiels, souvent caractérisés par l’origine ethnique/religieuse des habitants : il y a le quartier des immigrés allemands, celui des immigrés tchécoslovaques, le quartier juif, le quartier afro-américain, etc. Cette différentiation repose sur deux facteurs : la propension des immigrés à s’installer dans un quartier ou résident déjà des personnes de même origine, pour faciliter leur intégration, et l’assignation forcée de certaines populations à certains quartiers, souvent parce qu’elles n’ont pas les moyens d’habiter ailleurs.
La naissance de la sociologie urbaine
C’est au sujet de, et dans la ville de Chicago qu’apparaissent les premières études de ce qu’on appelle maintenant la sociologie urbaine : comprendre comment certains phénomènes se distribuent dans l’espace. Les principaux travaux de l’école de Chicago (mouvement sociologique, cette fois) portent sur l’assimilation des migrants afro-américain venu du sud dans l’espoir de fuir la ségrégation raciale et de trouver du travail dans les usines sidérurgiques, et la formation de ghettos. D’autres études se concentrent sur la criminalité, Chicago étant l’une des villes les plus touchées des Etats-Unis par le phénomène. De manière générale, le mouvement est caractérisé par l’accent qu’il met sur la dimension spatiale et urbaine des phénomènes sociologiques (comment la ville produit ces phénomènes et comment ils se déploient / se répartissent dans l’espace) et son recours à des méthodes qualitatives : entretiens, questionnaires, récit, travail de terrain, et même, se rapprochant de l’anthropologie, observation participante.
Parce qu’elle s’est construite à partir de rien au XIXème siècle, la ville de Chicago apparaît aux sociologue comme un laboratoire d’observation de la façon dont les activités industrielles et les individus se distribuent dans l’espace, de manière spontanée ou contrainte. Plusieurs sociologues (Hoyt, par exemple) ont d’ailleurs tenté de généraliser aux villes états-uniennes, ou aux villes industrielles, ce qu’ils avaient observé à Chicago.
Sources de l’article:
Wikipédia- Histoire de Chicago et Ecole de Chicago (architecture)
Introduction à la géographie, Bernard Debarbieux, Unige.
Ecole de Chicago, projet BaSES, Unil
Ecole de Chicago, Géoconfluence

